Contenu extrait des programmes Life de Bretagne Vivante - SEPNB
http://www.life-sterne-dougall.org
http://www.life-phragmite-aquatique.org
http://www.life-moule-perliere.org

Bretagne Vivante - Société pour l'Etude et la Protection de la Nature en Bretagne
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Etude de la relation entre la mulette et son poisson-hôte

Manipulations pour l'étude de l'INRA en 2012 (Hervé Ronné)

Deux études ont été menée par l’INRA (Guillaume Evanno, UMR Ecologie et santé des écosystèmes, Équipe Conservation et restauration des écosystèmes aquatiques) pour mesurer les taux d’infestation des larves de mulette perlière sur des juvéniles de saumon atlantique et truite fario en conditions naturelles.

 

Ces études ont eu lieu en 2012 sur le bassin de la Sarre (en aval du Bonne Chère, sur le même site Natura 2000) et sur l'Airou en 2014 avec la Fédération de pêche du Calvados.


Globalement, ces études démontrent que les larves des mulettes perlières de ces deux rivières se développent mieux sur des truitelles que sur des saumons.

 

 

Etudes génétiques

Prélèvement d'hémolymphe sur une mulette (Hervé Ronné)

Le généticien allemand, Jürgen Geist, est venu échantillonner les moules perlières des cours d’eau du programme du 9 au 13 mai 2011 en vue d'en réaliser des analyses génétiques. Il était accompagné de Bernhard Gum, le coordinateur d'un programme de conservation de l’espèce en Bavière.

En 2013, des prélèvements ont également été réalisés sur les populations de truites de chacun des cours d'eau pour des analyses génétiques.

 

A travers ces analyses, plusieurs hypothèses étaient à explorer, notamment au niveau de la structure génétique de chacune des 6 populations  (consanguinité, unités évolutives différentes...).

Prélèvement d'hémolymphe (Hervé Ronné)

Après analyse des échantillons d’hémolymphe récoltés en mai 2011, la richesse allélique des 6 populations apparait faible (de l’ordre de 1,5-1,8). Pour comparaison, en Espagne et au Portugal où les populations sont quasiment constituées d’un seul clone, la richesse allélique est de 1. En Scandinavie, elle se trouve être de 7. La richesse allélique d’une population est définie comme le nombre d’allèles présents à un locus donné. Ce chiffre reflète la diversité génétique d’une population et donc sa taille efficace et dans une certaine mesure son isolement.


La détection d’allèles privés ou spécifiques, présents exclusivement dans une population donnée, apparaissent très nettement pour le Bonne Chère, la Rouvre et le Sarthon qui se révèlent donc être des populations très distinctes des autres rivières du LIFE.


Les populations de l’Elez, du Loc’h et de l’Airou apparaissent génétiquement très proches. Malgré nos attentes de proximité entre le Loc’h et le Bonne Chère, sur le même bassin versant (le Blavet), ce n’est pas le cas.


Pour finir, les analyses génétiques individuelles mettent en évidence que la diversité au sein d’une population est parfois due à des différences portées par quelques individus seulement. Ces mulettes sont donc incluses parmi celles choisies préférentiellement pour la mise en culture.