Contenu extrait des programmes Life de Bretagne Vivante - SEPNB
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http://www.life-moule-perliere.org

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Hôte des massifs anciens

Les Unionidae ou Naïades regroupent deux familles, les Margaritiferidae et les Unionidae, soit une dizaine d’espèces réparties sur tout l’hémisphère Nord.

 

Le genre Margaritifera répartit en Amérique du Nord, en Asie et en Europe regroupe des espèces qui sont toutes en déclin. En Europe, deux espèces appartiennent à ce genre : M. auricularia (grande mulette) et M. margaritifera, toutes deux menacées d’extinction.

 



Répartition de la moule perlière dans le monde (Noël Gouilloux, Catiche production)

Sa répartition en Europe et dans le monde

On retrouve la moule perlière (ou mulette) sur la façade atlantique de l’Europe (depuis le Nord de l’Espagne jusqu'à la Scandinavie) et de l’Amérique du Nord (du Labrador à la Pennsylvanie). De belles populations sont encore présentes en Suède, Norvège, Finlande, Russie, Écosse et Irlande. Elle se fait par contre de plus en plus rare dans les autres pays (France, Allemagne, Angleterre, Espagne, Luxembourg et Autriche) où elle n’est plus présente que dans quelques cours d’eau.

La population présente sur la côte ouest de l’Amérique du Nord fait l’objet de discussions taxonomiques et il semble que la sous-espèce M. m. durrovensis en Irlande, seule population connue sur substrat calcaire, ne représente qu’un écotype de M. margaritifera.

 

 

 

 

 

Répartition en Europe (d'après Jürgen Geist)

Et en France ?

En France la moule perlière était historiquement présente dans les cours d’eau des massifs anciens du précambrien et de l’ère primaire (Ardennes, Massif Armoricain, Massif Central, Pyrénées Occidentales et Centrales, Vosges).

Plusieurs témoignages rapportent leur abondance comme Flesselle dans les Vosges en 1822 : la Vologne renferme une des richesses de l’orient, la perle ; des moules longues de quatre pouces y sont enfoncées, en assez grande quantité, dans la vase, jusqu’à la moitié de leur longueur ; il y a des endroits de la rivière où elles abondent tellement, que tout le fond en est couvert comme d’un pavé noir (…).

 

Actuellement, elle occupe encore certains cours d’eau de ces massifs et se retrouve ainsi de 1 153 m d’altitude dans le Massif Central à moins de 7 m d’altitude sur la Nivelle dans les Pyrénées-Atlantiques.