Contenu extrait des programmes Life de Bretagne Vivante - SEPNB
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Perles précieuses

Durant des siècles, l’homme a pêché la moule perlière pour en récupérer les perles. Ces dernières étant utilisées comme parure depuis la Préhistoire, une véritable frénésie s’est emparée de l’Europe à partir du XIXe siècle.

 

La cotte de François 1er comportait près de 1 perle/cm²

 

 

 

 

À cette époque, les lits des rivières étaient littéralement bêchés pour en retirer des milliers de coquilles ne donnant, au mieux, que quelques dizaines de perles. Une moule sur mille est en effet capable de produire une perle, et encore, pas forcément de belle qualité. Cette pêche intensive a fortement contribué à fragiliser les populations dans toute l’Europe.

 

Pour le baptême de son fils, la robe de Marie de Médicis était ornée de 32 000 perles provenant de toute l’Europe. On ne compte plus les joyaux des rois, reines, princesses ou impératrices comportant des perles de «mulette» ! À Pont-Aven (Finistère), à la fin du XIXe siècle, la rivière était comme pavée de moules perlière d’eau douce nommées Kregen dour dous. Fridour, un pêcheur de perle officiant sur l’Aven, très connu des touristes, a trouvé 16 perles en 1897 et 10 en 1898, sur 800 moules examinées. Le dernier pêcheur de perles exerçait sur l’Odet, au début des années 1950.

Un bracelet en perles de mulettes (Emmanuel Holder)

 

 

 

 

 

L'espèce est aujourd'hui intégralement protégée par la loi et toute atteinte à ses populations est passible d'une peine d'un an d'emprisonnement et de 15000 euros d'amende (art. L 415-3 du code de l'environnement).