Moule perlière d'eau douce, description de la Margaritifera margaritifera (Bretagne, Normandie)

Rivières vivantes de Bretagne et de Normandie : Mobilisation pour le retour de la moule perlière d'eau douce

Une action coordonnée par :

Actualité

31 mars 2017

Recueil d'expériences

Qu'avons nous fait ces six dernières années ? Consultez notre Recueil d'expériences du programme LIFE...

23 janvier 2017

Rapport final 2016

Le rapport final est en ligne avec ses produits livrables et ses annexes !

30 juin 2016

6e Lettre d'information

La sixième lettre d'information est en ligne ! Venez la découvrir !

21 mars 2016

Les mulettes du Sarthon à la loupe !

Des prélèvements ont été réalisés sur certaines mulettes du Sarthon...

07 janvier 2013

Reportage sur Pêche TV

Un reportage sur le LIFE mulette est disponible sur Pêche TV !


Ils mettent en œuvre le programme :

Bretagne Vivante sepnb, Fefe peche 29, Collines Normandes, S.I.A.E.S., Parc Naturel Regional Normandie Maine

Ils financent le programme :

Life, Natura 2000, Région Basse-Normandie, Région Bretagne, Conseil Général des Côtes d'Armor, Conseil Général du Finistère, La Manche, Eau Seine Normandie
Plan du site | Impression | Mise à jour : 05/01/2018

Un cycle de vie original

La moule perlière d’eau douce est l’un des invertébrés dont la longévité est la plus longue, entre 30 et 150 ans. Elle est capable de se reproduire à partir de l’âge de 7-15 ans quand la taille excède environ 7 cm.

 


Cycle de vie de la mulette (Anna Duval-Guennoc)
Solidaire du saumon et de la truite

Au début de l’été (juin-juillet), les mâles libèrent leur semence dans l’eau qui est ensuite inhalée par les femelles. Les œufs ainsi fécondés se développent dans le marsupium (branchies modifiées) pendant quelques semaines et sont relâchés entre juillet et septembre sous forme de minuscules larves (0,06 - 0,08 mm) appelées glochidies. Chaque femelle émet entre un et quatre millions de glochidies en une seule fois !

 

Elles sont pratiquement toutes entraînées en aval de la rivière et finissent par mourir mais quelques-unes sont inhalées par de jeunes saumons atlantiques ou des truites fario et se fixent sur leurs branchies. Peu de temps après la fixation, un kyste se forme autour de la larve. L’épithélium du kyste protège et nourrit la glochidie. Ayant atteint un stade de développement suffisant, la larve se laisse tomber en mai-juin de l’année suivante et s’enterre dans un substrat propre composé de sable ou de gravier pour pouvoir se développer – elle mesure alors environ 0,4 mm. La vie benthique dure de 4 à 10 ans après quoi la jeune moule perlière réapparaît à la surface du substrat. Les différentes étapes qui conduisent à la maturité sexuelle sont caractérisées par de forts taux de mortalité : sur 1 million de glochidies produites, moins de 10 parviennent à devenir une jeune moule.

Morphologie de la coquille (d'après Noël Gouilloux, Catiche production)

 

 

 

La longueur de l’adulte varie entre 110 mm et 159 mm et sa largeur entre 40 et 50 mm. Les deux valves sont réunies par une charnière latérale, un ligament, et maintenue par deux muscles adducteurs. Les coquilles sont recouvertes d’un épiderme organique, le périostracum, de couleur noire chez les adultes, brune chez les individus les plus jeunes. L’intérieur de la coquille est recouverte de nacre blanche, parfois teintée de rose avec fréquemment des points lacrimiformes. La partie la plus renflée de la coquille, l’umbo, est le plus souvent érodée et laisse apparaître la coquille sans périostracum.

 

L’emplacement des muscles adducteurs est bien visible. La charnière présente une dent latérale postérieure vestigiale et des dents pseudo-cardinales, une sur la valve droite et deux sur la gauche, la postérieure étant moins développée. Il n’y a pas de dents latérales.

 


Une moule perlière d'eau douce (Emmanuel Holder)

 

La surface extérieure de chacune des coquilles est couverte d’une série de stries d’accroissement. La distance séparant deux stries annuelles est le reflet des conditions de croissance. Elle varie selon la température, l’acidité, l’oxygénation de l’eau mais aussi selon la disponibilité en nourriture. Ces paramètres conditionnent aussi la composition chimique de la coquille notamment pour les éléments particulièrement solubles dans l’eau (manganèse, cobalt, fer, zinc, etc.).

 

Le pied, blanc et très développé, peut se contracter et, en faisant saillie hors de la coquille entrouverte, permettre à la moule de se déplacer. Il n’y a pas de véritable siphons, les ouvertures inhalantes et exhalantes étant uniquement séparées par un épaississement du manteau dans sa partie postérieure. Il n’y a pas de dimorphisme sexuel.

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